Bien avant le DVD, le Blu-ray et le streaming, il existait un support vidéo qui semblait venir du futur , le LaserDisc.
Son histoire commence dans les années 1970. Développée par Philips, la technologie sera ensuite largement popularisée par Pioneer , devenue la marque emblématique du LaserDisc.
Lancé à la fin des années 1970, le LaserDisc ressemble à un immense CD de 30 cm de diamètre. Pour l’époque, c’est une petite révolution. Contrairement aux cassettes vidéo, le film est lu par un faisceau laser, sans contact avec le disque.
Face à la VHS qui domine alors le marché, le LaserDisc offre une image plus stable et généralement de meilleure qualité. Il permet également d’accéder directement aux chapitres, de proposer plusieurs pistes audio et même des contenus bonus sur certaines éditions . Autant de fonctions qui deviendront courantes des années plus tard avec le DVD.
Mais le LaserDisc a un handicap de taille , son prix.
Les lecteurs coûtent cher, les films aussi. Tandis que la VHS envahit les salons et les vidéoclubs , le LaserDisc reste principalement réservé aux passionnés de home cinéma .
Le format connait son plus grand succès au Japon et aux États-Unis, mais demeure relativement confidentiel en Europe. Malgré ses qualités techniques, il ne parvient jamais à conquérir le grand public.
À la fin des années 1990, le DVD arrive sur le marché . Plus compact, moins coûteux et plus pratique, il reprend la plupart des avantages du LaserDisc et fini par le remplacer.
Le LaserDisc disparaît progressivement au début des années 2000, mais son héritage reste immense. Beaucoup le considèrent comme le véritable ancêtre du DVD .
Pour ma part, à l’époque, certains de mes amis avaient le LaserDisc , j’y avait vue la trilogie Retour vers le futur et Chien de flic … ça me fascinait 😄. Chez moi, c’était la bonne vieille VHS .


Ce qui est le plus étonnant pour moi avec ce format, c’est qu’il utilise un encodage analogique (et non pas numérique comme sur un CD ou DVD). C’est bien 2 niveaux logiques gravé sur le disque (ON/OFF) mais non pas pour représenter des données binaire, mais pour reconstituer un signal analogique de type PAL ou NTCS.
Illustration issue de wikipédia.
Si je comprends bien avec le “threshold”, le signal analogique est transcodé numériquement et ce n’est pas de l’analogique de bout en bout comme sur du composite ?
Le signal vidéo et encodé par modulation de fréquence, comme la radio FM et le son modulé en amplitude, comme la radio AM. C’est à dire que la valeur du signal vidéo analogique à un instant T est représenté par la fréquence du signal modulé à l’instant T. Maintenant sûr le disque, il n’est possible que d’encoder 2 valeurs de signal, dans le LaserDisc, le changement de valeur (front montant ou dessendant) encode le moment où le signal modulé en fréquence passe le threshold.
À partir du disque, pour retrouver les signaux analogiques à envoyer sur la télé il faut:
C’est quand même balaise je trouve :)
Merci pour l’info, c’est toujours intéressant d’en apprendre un peu plus !