English version, French version below.
Supporting a partner, spouse, friend or family member who has experienced sexual assault is one of the most meaningful things you can do, yet it is also emotionally demanding.
The most consistent advice from specialists across English-speaking countries is to begin by believing the person without question. Tell them clearly that what happened was not their fault, that you are glad they told you, and that you are there for them at their pace. Listen more than you speak. Avoid asking for details or “why” questions that can feel like interrogation. Do not pressure them to report to the police, seek medical care or start therapy if they are not ready. Instead, ask open questions such as “What would be most helpful right now?” or “Would you like me to sit with you / help find resources / just stay quiet?” Respect boundaries around physical touch and intimacy : many survivors need time before closeness feels safe again.
Offer concrete practical help (rides, meals, handling phone calls) rather than vague offers of “anything you need.” Finally, look after yourself. Secondary trauma is real, and supporters often need their own listening space.
In the United States the national Sexual Assault Hotline operated by RAINN (1-800-656-HOPE) welcomes calls from partners, family and friends as well as survivors. Specialists can walk you through how to respond helpfully and can refer you to local support. Many local rape crisis centres also run groups or individual sessions specifically for secondary survivors.
The book Allies in Healing by Laura Davis remains a widely recommended practical guide for partners.In Canada the same provincial sexual-violence lines that serve survivors also accept calls from people supporting them.
Info-aide violence sexuelle in Quebec (1-888-933-9007) and VictimLink BC (1-800-563-0808) are two examples that routinely help family and friends understand trauma reactions and find their own counselling.
Kids Help Phone can be useful if the supporter is under thirty.
In the United Kingdom the Rape Crisis England & Wales 24/7 line (0808 500 2222) explicitly states that friends, partners and family members are welcome to call for guidance.
Organisations such as Survivors Network publish free self-help guides written for supporters, and services like We Are Survivors or Safeline offer dedicated therapy and peer groups for partners and loved ones. The Survivors Trust helpline also accepts secondary survivors.
In Australia 1800RESPECT (1800 737 732) is open to anyone affected by sexual violence, including those supporting a survivor. Counsellors can help you manage your own distress while staying useful to the person you care about. Living Well provides additional material aimed at partners of male survivors.
In New Zealand Safe to Talk (0800 044 344) similarly welcomes calls from family and friends and can connect you with local secondary-support options.
Turning to French-speaking regions, the same principles of belief, non-judgemental listening and respect for the survivor’s pace apply, and dedicated resources exist.
In France the national victim-support line 116 006 (France Victimes) and the 3919 both receive calls from relatives and friends. Local associations in the France Victimes network and many Centres d’information sur les droits des femmes et des familles offer listening sessions and practical orientation for people supporting a victim.
The Collectif Féministe Contre le Viol line can also orient secondary survivors.
In Belgium SOS Viol (0800 98 100) explicitly includes the entourage—family, partners and friends, in its mandate and provides listening and referral.
The Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles also welcome people of support for advice and psychological guidance.
In Quebec the CALACS centres and Info-aide violence sexuelle both offer services to proches. Several CALACS run specific support groups for family members and partners so they can process their own emotions while learning how to help without overstepping.
In Switzerland local services such as Viol-Secours in Geneva accept calls from people close to a survivor and can point toward counselling for secondary trauma.Across all these places the core message is the same : your calm, believing presence is powerful, yet you do not have to carry the weight alone. Using the hotlines above, reading the guides they recommend, and seeking your own support when needed helps both you and the person you care about move forward.
Version française !
Soutenir un partenaire, un conjoint, un ami ou un membre de sa famille qui a vécu une agression sexuelle est l’une des choses les plus importantes que l’on puisse faire, mais c’est aussi émotionnellement exigeant. Le conseil le plus constant des spécialistes dans les pays anglophones est de commencer par croire la personne sans réserve. Dites-lui clairement que ce qui s’est passé n’est pas de sa faute, que vous êtes content qu’elle vous en ait parlé et que vous êtes là à son rythme. Écoutez plus que vous ne parlez. Évitez de demander des détails ou des questions en « pourquoi » qui peuvent ressembler à un interrogatoire. Ne la poussez pas à porter plainte, à consulter un médecin ou à commencer une thérapie si elle n’est pas prête.
Demandez plutôt des questions ouvertes comme « Qu’est-ce qui serait le plus utile en ce moment ? » ou « Veux-tu que je reste avec toi / que je t’aide à trouver des ressources / que je reste simplement silencieux ? ». Respectez les limites autour du toucher et de l’intimité : beaucoup de survivants ont besoin de temps avant que la proximité ne redevienne rassurante. Proposez une aide concrète—trajets, repas, gestion d’appels, plutôt que des offres vagues du type « tout ce dont tu as besoin ». Enfin, prenez soin de vous. Le traumatisme secondaire est réel, et les proches ont souvent besoin d’un espace d’écoute pour eux-mêmes.
Aux États-Unis, la ligne nationale d’aide aux victimes d’agressions sexuelles de RAINN (1-800-656-HOPE) accueille aussi les appels des partenaires, de la famille et des amis. Les spécialistes peuvent vous guider sur la façon d’aider utilement et vous orienter vers un soutien local.
De nombreux centres d’aide locaux proposent également des groupes ou des séances individuelles destinés aux proches. Le livre Allies in Healing de Laura Davis reste un guide pratique très recommandé pour les partenaires.
Au Canada, les mêmes lignes provinciales d’aide aux victimes de violence sexuelle reçoivent aussi les appels des personnes qui les soutiennent.
Info-aide violence sexuelle au Québec (1-888-933-9007) et VictimLink BC (1-800-563-0808) sont deux exemples qui aident régulièrement les familles et les amis à comprendre les réactions de traumatisme et à trouver leur propre accompagnement.
Jeunesse J’écoute peut être utile si le proche a moins de trente ans.
Au Royaume-Uni, la ligne 24 h/24 de Rape Crisis England & Wales (0808 500 2222) précise explicitement que les amis, partenaires et membres de la famille sont les bienvenus pour obtenir des conseils. Des organisations comme Survivors Network publient des guides d’auto-aide gratuits destinés aux proches, et des services comme We Are Survivors et Safeline proposent des thérapies et des groupes de pairs dédiés aux partenaires et aux êtres chers.
La ligne du Survivors Trust accepte également les proches.
En Australie, 1800RESPECT (1800 737 732) est ouvert à toute personne touchée par la violence sexuelle, y compris ceux qui soutiennent un survivant. Les conseillers peuvent vous aider à gérer votre propre détresse tout en restant utiles à la personne que vous aimez. Living Well propose du matériel supplémentaire destiné aux partenaires de survivants masculins.
En Nouvelle-Zélande, Safe to Talk (0800 044 344) accueille de la même façon les appels des familles et des amis et peut vous mettre en relation avec des options de soutien local pour les proches.
Dans les régions francophones, les mêmes principes de croyance, d’écoute non jugeante et de respect du rythme du survivant s’appliquent, et des ressources dédiées existent.
En France, la ligne nationale d’aide aux victimes 116 006 (France Victimes) et le 3919 reçoivent tous deux les appels des proches et des amis. Les associations locales du réseau France Victimes et de nombreux Centres d’information sur les droits des femmes et des familles proposent des séances d’écoute et une orientation pratique pour les personnes qui soutiennent une victime.
La ligne du Collectif Féministe Contre le Viol peut aussi orienter les proches.
En Belgique, SOS Viol (0800 98 100) inclut explicitement l’entourage—famille, partenaires et amis—dans son mandat et propose écoute et orientation. Les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles accueillent également les personnes de soutien pour des conseils et un accompagnement psychologique.
Au Québec, les CALACS et Info-aide violence sexuelle offrent tous deux des services aux proches. Plusieurs CALACS organisent des groupes de soutien spécifiques pour les membres de la famille et les partenaires afin qu’ils puissent traiter leurs propres émotions tout en apprenant à aider sans dépasser les limites.
En Suisse, des services locaux comme Viol-Secours à Genève acceptent les appels des personnes proches d’un survivant et peuvent orienter vers un accompagnement pour le traumatisme secondaire.
Dans tous ces pays le message central reste le même :votre présence calme et croyante est puissante, mais vous n’avez pas à porter ce poids seul.
Utiliser les lignes d’écoute ci-dessus, lire les guides qu’elles recommandent et chercher votre propre soutien est nécessaire et aide à la fois vous et la personne que vous aimez à avancer.

